En Road Trip avec Dorothée Richard

Le feutre. Un des premiers outils de dessin que nous expérimentons tout gamin, Dorothée Richard en a fait son outil favori avant de l’élever à son paroxysme.


En rentrant dans la galerie “Autour de l’image” pour y découvrir l’exposition One road - One trip, nous rencontrons d’abord des cadres. Car le 44 rue Sala est aussi un atelier de référence en encadrement, avec une activité de plus de vingt ans.

Puis nous tournons la tête et c’est Dorothée Richard qui apparaît, se détachant de ses toiles colorées. Une vive palette de bleus, de bruns et de rouges vous accroche les yeux instantanément : magnétique.


Cet effet provient de la technique du feutre (feutres à alcool, à l'encre de Chine et marqueurs à l'huile), maîtrisée à la perfection. Les plus sceptiques pourront se questionner sur la pertinence du choix du médium, car la surface des toiles peut parfois dépasser une taille humaine. Pour remplir de grands aplats de couleurs, ce n’est pas le plus évident. Mais la question ne se pose même pas, l’effet est bien trop intéressant. Les ondulations et les vibrations font danser les couleurs, à tel point qu’il faut parfois cligner des yeux, comme pour faire une mise au point.



En road trip avec Thelma et Louise ou en bad trip dans Las Vegas Parano, chacun se fait son film. Les plans cinématographiques s’enchaînent comme les scènes se succédant sur la pellicule. Dorothée Richard nous embarque dans des paysages aux allures de films hollywoodiens. Avec une abondance et une diversité de formats qui remplissent les murs : les petits pour le plaisir de s’approcher, les plus grands pour s’y laisser plonger.


En parlant de plongeon, Dorothée Richard a aussi décliné un thème du quotidien dans sa série “Piscine”, nous rappelant étrangement les peintures de David Hockney dans les années 60. Le bassin est presque toujours saturée, une multitude de personnages flottent à la surface. Mais là encore, la magie du feutre opère. On en oublierait presque que nous sommes dans une piscine publique en ville et pas dans une villa à Los Angeles (cf. David Hockney).

Piscine 7, 50 x 50 cm, feutres et markers, 2017, Collection privée.

Couverture de l’ouvrage Cameraworks de David Hockney, Publisher : New York, Alfred A. Knopf, 1984.

D’ailleurs, personne à l’horizon dans le roadtrip de Dorothée Richard. Une voiture, un panneau publicitaire ou un feu allumé restent les seules témoins d’une vie humaine, comme une évocation aux stations essences désertes d’Ed Rusha. Iconiques, leurs diagonales dynamiques n’ont pourtant rien à voir avec le charme des courbes sinueuses de One road - One trip.

Sans titre, 21 x 29,7cm, feutres sur papier, 2019.

Ed Ruscha, Standard Station, Amarillo, Texas, 49.6 x 93.8 cm, huile sur toile, 1963, Hood Museum of Art, Dartmouth College, Hanover, New Hampshire. © Ed Ruscha



L’exposition One road - One trip de Dorothée Richard à la galerie Autour de l’image termine ce samedi 16 mars, alors n’hésitez pas, ça en vaut le coup d’oeil !

L’artiste est encore présente à la galerie ce mercredi et samedi de 15h à 19h.

→ Site internet de la galerie Autour de l'image

→ Page facebook Autour de l’image par ici

Event facebook de l'exposition

→ Site internet de Dorothée Richard juste ici

Merci encore à Dorothée pour son accueil !

Posts récents
  • Google+ Black Round
  • Facebook Black Round
  • Twitter Black Round

© 2016 par Les partageuses.

Créé avec Wix.com

Tél : 

Fax :

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now