La découverte du Collectif convergence


La Mairie du 1er arrondissement de Lyon a accueilli du 7 au 18 novembre, une exposition nommée « Repaire » conçu par un tout jeune collectif, Convergence, qui a accepté de rencontrer les pARTageuses. C’est avec convivialité, que l’une des deux commissaires d’exposition, Maylis Mazoyer a répondu à mes questions.


Image de photographies de Cécile Rouin prise par le Collectif Convergence.

Je me demande dans un premier temps, quelle est la source de motivation d’un tel projet ?

Car passer du dire au faire n’est pas toujours chose aisée. Maylis Mazoyer me confie que cela s’est fait naturellement à partir d’une envie commune de quatre photographes et d’une commissaire d’exposition.

Le nom du collectif s’est imposé de lui-même comme la Convergence de la volonté de chacun, la Convergence de projets artistiques indépendants nourris depuis plusieurs années.


Depuis septembre 2016, le collectif évolue et accueille aujourd’hui une nouvelle commissaire d’exposition, Elisabeth Buchet-Deak venu renforcer l’équipe. Monter un collectif c’est évidemment du travail et de l’engagement. Il s’agit de trouver des lieux, de jongler avec les statuts administratifs et de se débrouiller sans aucun moyens financiers. Mais l’on peut dire que le collectif s’en sort plutôt bien à ce jeu là car le résultat est assez réussi.


L’exposition « Repaire » s’est montée pour la deuxième fois à la Mairie du 1er arrondissement.


Pourquoi « Repaire » ?


Les quatre photographes du collectif interrogent la notion de repères, de limites, de frontières au sein d’un espace. La photo étant déjà en soit la limitation d’un espace donné. Car la photographie est une discipline qui impose des repères, l’artiste choisit de présenter, à l’image du cinéma, un lieu qui se borne d’un point A à un point B et nous donne à voir ce que le photographe veut nous montrer. Evidemment, ces photographes questionnent d’autres sujets à travers leurs projets, mais aujourd’hui attardons nous sur le concept de repaire qui est le titre choisi pour cette exposition.

Image de Photographies de Karine Auneau prise par le Collectif convergence.


Cécile Rouin met son corps en scène afin d’interroger l’interaction entre elle et l’espace qui l’entoure. Son travail peut rappeler le jeu de camouflage d’un caméléon car elle associe la couleur de ses vêtements avec son environnement, afin de disparaître dans le décor ou presque. Elle devient le créateur et l’acteur de ses photographies tout en gardant une part d’anonymat. Car à aucun moment nous ne voyons son visage. Le résultat est assez esthétique et dénote à mon sens une certaine mélancolie. L’impression que ce corps ne fait qu’un avec la ville et en même temps s’y perd.

Ludivine Tessier travaille sur la signalétique et les repères au sens premier du terme. Une maison de retraite, un parking, un hôtel, tous ces lieux sont très codifiés sans même que l’on s’en aperçoive. Ces environnements s’avèrent calculés et chaque élément, comme la couleur, est utilisé pour une raison précise, pas de place à la décoration dans ces espaces. Cette photographe révèle ce que l’on ne voit pas. C’est une sensation plaisante égale à celle que l’on ressent lorsque l’on découvre le résultat d’une devinette.

Image de photographies de Ludivine Tessier prise par le Collectif Convergence.


Karine Auneau, quant à elle, travaille sur des lieux beaucoup plus vastes, dénués de cloisons. Le milieu rural offre cependant des repères autres, plus ténus, tel le marquage des champs. Cette atmosphère familière pour certain n’est cependant pas dénuée d’inquiétude. Il n’y a pas une seule présence humaine dans ces photos, ne demeure que le passage, la trace de l’homme. Il est facile de se perdre dans cet environnement qui semble manquer de repères.


Et enfin Juliette Treillet, présente des photographies dans un style plus abstrait. Nous voilà face à des matières, des couleurs qui semblent nous semer tout en nous rappelant des éléments connus: des arbres décharnés en hiver, de la fumée, un visage en proie à la peine. Cette série semble vouloir nous perdre volontairement. Elle nous présente des plans en macro ou des scènes hors contexte que l’on ne comprend pas. Il s’agit de se laisser aller vers l’expression simple d’une image sans s’attacher à un quelconque repère.

Image de photographies de Juliette Treillet prise par le Collectif Convergence.


La visite de cette exposition et la rencontre avec Maylis Mazoyer du Collectif Convergence fut un moment agréable et énergique. Ce qui transparaît dans cette exposition c’est qu’il ne s’agit que d’un début. Ces photographes ont bien des projets à produire, à offrir et le Collectif s’engage dans une voie intéressante.


Malheureusement, l’exposition “Repaire” du collectif Convergence, à la Mairie du 1er Arrondissement, est terminée mais ne vous inquiétez pas il y aura d’autres expositions. Pour avoir plus d’informations les concernant cliquez Ici


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