Vies d'ordures au MUCEM

Depuis que le Mucem a ouvert ses portes en 2013, je trépignais d’impatience de m’y rendre, c’est désormais chose faite!


Commençons par un petit point historique : le Mucem, ou Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, se trouve à Marseille. Cette institution possède des collections considérables car si l’ouverture n’a eu lieu qu’en 2013, la plupart des collections sont vieilles de 130 ans. Le Mucem est l’héritier du musée de l’Ethnographie du Trocadéro ainsi que du musée de l’Homme et le musée National des arts et des traditions populaires. Rien que ça ! Depuis 2013, les nouvelles collections sont d'avantages orientées vers l’aire méditerranéenne.





Le Mucem est donc un musée de société. Hein ? Késako ? Et bien ce musée “est consacré à la conservation, l'étude, la présentation et la médiation d'un patrimoine relatif à l'aire européenne et méditerranéenne, à partir de collections d'origine internationale concernant les sociétés dans leur totalité.”








A cela il faut ajouter un cadre idyllique: construit sur le port Saint Jean, le musée s’élève sous la forme d’un immense cube situé entre la cathédrale Sainte Marie Majeure et la mer, tout cela sous l’oeil bienveillant de Notre Dame de la Garde.





Voici pour le décor mais ce dont j’avais vraiment envie de vous parler c’est de l’une des expositions temporaires que le Mucem accueille : “Vies d’ordures, de l’économie des déchets” visible jusqu’au 14 Août. J’étais très sceptique et à vrai dire pas tellement emballée par cette exposition, j’avais peur d’en ressortir totalement déprimée. Et bien pas du tout !


L’exposition se développe autour de cette question : “Comment les sociétés produisent, traitent, s’approprient et transforment les déchets ?” Des équipes de chercheurs, de vidéastes et de photographes ont sillonnés Casablanca, Naples, Marseille, Tirana, Istanbul, le Caire ou encore Tunis pour découvrir ce que les déchets (et ce que nous en faisons) révèlent de notre société.



Le visiteur peut évoluer dans plusieurs espaces orientés sur des thématiques différentes : la collecte des déchets, leur classification, le recyclage et celui que j’ai préféré : le réemploie, quand le déchet devient de l’art ! Ainsi des pneus usagés deviennent des pots de fleurs, des tables ou des chaises de jardin. Les sacs plastiques qui jonchent les plages sont quant à eux tressés puis utilisés pour créer des paniers ou des plats.






Les scénographes de l’exposition ont également imaginés trois installations artistiques à partir de matériaux de récupération et le résultat est plutôt sympa ! L’objectif est clair : sensibiliser le public et montrer que quand un objet part à la poubelle, une nouvelle vie démarre pour lui.






"Ordinaires ou tape-à-l’oeil, insolites ou familiers, ces objets racontent tous une histoire, celle des relations qu’entretiennent les hommes avec les déchets."


Une oeuvre m’a particulièrement marquée, nommée le Loup d’Avril, il s’agit d’une sculpture réalisée par Lionel Sabatté. Le loup est fabriqué à partir de la poussière collectée dans la station de métro parisienne Châtelet en Avril 2012. Je sais, ça fait froid dans le dos. Mais comme on dit, une image vaut mieux qu’un long discours. D'ordinaire on ressent la poussière, on la voit flotter dans l’air ou s’agglutiner sous notre lit. Ici elle prend forme et c’est assez déroutant.






Toute une partie de l’exposition est bien évidemment consacrée à l’impact de ces déchets sur notre planète et en l'occurrence sur la mer Méditerranée. Mais là encore les objets présentés se passent de longs discours. J’ai été particulièrement frappée par deux petits bocaux, l’un contenant de l’eau de mer saine et l’autre de l’eau de mer de la méditerranée. Inutile de vous préciser que ce n’est pas dans le deuxième échantillon qu’on avait envie de se baigner.


Pourquoi j’ai aimé cette exposition ? Car on n’en ressort pas totalement abattu et on n’a pas non plus le sentiment d’avoir passé un sale quart d’heure moralisateur. Certes le constat est là et il est alarmant, mais pour autant des solutions existent, elles sont à la portée de chacun et c’est plutôt réconfortant. En effet, le dernier mur de la salle d’expo est réservé aux visiteurs qui peuvent alors laisser un petit post-it avec leurs idées pour réduire nos quantités de déchets ! Mention spéciale à Lucie, 6 ans: “ Avoir une poule, parce que la poule elle mange les légumes que j’aime pas!”



Vous pouvez venir y jeter un oeil jusqu’au 14 Août 2017 !


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